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Atacama Crossing Blogs 2012
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PostsAtacama Crossing (2012) blog posts from Nicolas Vaillant
29 March 2012 07:44 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
Cher tous,
C’est dorénavant acquis : en courant plus vite, on va moins lentement.
Corollaire : en courant plus vite, on a plus d’ampoules.
Inverse du corollaire : en ayant plus d’ampoules, on ne va pas plus lentement.
Conclusion : en ayant plus d’ampoules, on arrive plus vite.
Voila en résumé, sur un plan sportif, les leçons de cette belle course qu’est l’Atacama Crossing.
Mais comme je le disais l’an passé, le plus beau de l’aventure est avant tout humain. Comme toujours dans les conditions difficiles, l’entraide devient la norme, et l’Autre devient essentiel.
Même les meilleurs et les vétérans savent qu’avant de penser réaliser une performance (pour ceux qui en visent une), il faut d’abord finir. Evidemment, le fait d’avoir déjà couru ce type de course, rassure partiellement dans la mesure où l’on sait qu’on peut le faire. Néanmoins, on sait d’autant mieux qu’un petit rien peut faire tout basculer. Ou a minima gâcher une partie du plaisir. Sans aller chercher bien loin, il peut suffire d’une ampoule (très) mal placée et une étape ou le reste de la course peut devenir un calvaire. Je ne parle évidement pas des problèmes plus lourds qui sont relativement répandus chez les coureurs à pieds longues distances (périostite ou autres amusements).
Bien entendu, personne ne part en pensant pouvoir finir sans la moindre anicroche (ça arrive, si, si. J’en ai vu un. Pas deux), mais chacun prie pour que ce soit mineur. En tout état de cause, à moins d’une blessure grave (fracture par exemple)- à ma connaissance - rares sont les abandons pour problème physique. La meilleure preuve en est que l’essentiel des abandons à lieu dans les 2 premières étapes alors que la fraicheur physique est maximum.
Plutôt que de vous raconter le détail des étapes qui serait certainement fastidieux (et une redite par rapport au blog), parlons de la course sous un autre angle sur lequel beaucoup m’interrogent : les préoccupations quotidiennes du coureur. Il est vrai qu’au final, l’ensemble de la course est ponctuée de préoccupations et pensées quotidiennes - qui pourraient passer pour anecdotiques - mais qui revêtent en réalité une importance capitale pour nous.
1/ Le moral étant au fonds de la gamelle, l’un des sujets clefs reste la gastronomie lyophilisée. Evidemment, la difficulté physique de la course, la chaleur importante, les repas inhabituels pour l’estomac tant par la texture que par l’apport calorique hyper-poussé, font que le corps réagit difficilement à la nourriture. Je vous laisse imaginer les conséquences que cela peut avoir en terme purement gastrique. Mais au-delà de ce problème « technique », il y a celui beaucoup plus basique de la simple capacité à manger. Assez rapidement, le corps est saturé de certains éléments et devient totalement intolérant à ceux-ci. Problème amplifié par le manque de variété dans la nourriture lyophilisée (lorsqu’on se place dans la logique d’optimiser à la fois le poids porté et les calories apportées). On se retrouve donc assez vite obligé de se forcer à absorber certains aliments (au hasard, un muesli au chocolat le matin, ou encore les gels énergétiques sucrés). Certains n’y arrivent tout simplement pas et puisent donc assez vite dans leurs réserves corporelles. Vous voulez connaître mon secret de beauté ? Se réserver un plaisir quotidien : mini-saucisson aux noix et noix de cajou pour ma part. Je n’ai jamais autant rêvé que d’un saucisson…
2/ Deuxième sujet de préoccupation individuelle : le physique en général et les pieds en particulier. En arrivant, chacun se tord, s’étire, se plie et se déplie, en espérant que la petite douleur là à droite près de la cheville, n’est qu’une broutille. C’est souvent le cas. Mais pas toujours. La motivation des participants étant clairement très forte, il est peu de chose qui les arrêtent. La plupart sont prêts à finir en rampant s’il le faut. Sans en arriver là, on a un peu tendance à oublier les douleurs autant que faire se peut. Je constate simplement une chose : plus la course avance, moins le pas du coureur de base est vif et fringuant sur le bivouac, et plus l’infirmerie se remplie.
3/ Troisième sujet : les Autres et en particulier les « colocataires » de la tente. L’entre-aide est de rigueur : entre galériens, on aime partager ses fers. On s’interroge sur l’étape du jour, sur la santé, les bobos, les bons moments, les anecdotes. On se motive mutuellement, on se rassure, on échange les trucs et astuces. Et surtout on est attentif à l’arrivée de tous à l’issue de l’étape. La déception est évidente lorsqu’on apprend l’abandon d’un colocataire. La tente devient en fait l’unité de vie avec laquelle on partage des moments forts.
4/ Dernier sujet. Celui-ci est plus insidieux puisque plus la course avance, plus les discussions se font jour. La question ? La prochaine course !! ;-) Les langues se délient au fur et à mesure, et ceux qui juraient leurs grands dieux que jamais – au grand jamais – on les y reprendrait, finissent comme tout le monde part étudier en détail la prochaine course qui fera son bonheur. Pour les français, le passage quasi-obligé de la réflexion est sans conteste le Marathon du Médoc qui a la particularité de servir notamment une boisson rouge à base de raisins aux ravitaillements (inutile de dire que le chrono n’est pas nécessairement l’objectif premier des participants). Et tout cela finit immanquablement par un ultra-marathon quelconque.
5/ Et enfin– pour répondre aux interrogations de certains - à quoi pense-t-on pendant la course ? Au risque de casser un mythe, on ne pense à rien. En tout cas à rien de ce que l’on pourrait imaginer. Pas d’introspection métaphysique, pas de réflexion philosophique. On pense au prochain Check-Point qui – bon sang de bois – n’arrive jamais. On pense à la crème solaire qu’il faut mettre pour ne pas cramer… Ah tiens non, c’est trop tard. On pense à ce maudit Salar qui n’en finit pas. On pense à la dune gigantesque, au bout là bas, et qu’il va falloir grimper (après le Salar…). On pense qu’on n’a pas tous les jours le privilège de courir un marathon dans un endroit aussi extraordinaire. Et surtout, oui surtout, on pense à…. ses pieds : préserver son outil de travail reste l’obsession première !!
Voila donc le quotidien du coureur de fonds.
L’Atacama Crossing fut - sans aucun doute - plus difficile que le Marathon des Sables. Moins de kilomètres certes (au final, 230 contre 250 km), mais bien plus difficile en raison d’un terrain très souvent instable, casse-chevilles, et très changeant. L’altitude est une autre des difficultés importantes : très vite le rythme cardiaque monte. I faut donc en permanence gérer une course lente permettant de que tout cela ne s’emballe pas.
Je (et probablement l’ensemble des coureurs) garde en particulier en mémoire l’étape 3 qui a été un condensé de difficultés : traversés de rivières (le problème n’étant pas tellement la rivière en elle-même mais les conséquences pied mouillé + chaussette mouillée + sable = ampoules !), Salar, dunes de sable, canyons… Alors pourquoi faire tout cela ? Parce que l’émotion ressentie au passage de la ligne d’arrivée vaut certainement tous ces efforts. Parce que l’aventure humaine est belle.
Je tiens à vous remercier tous de votre soutien avant, pendant et après la course, vos e-mails, commentaires sur le blog… J’ai eu l’occasion de le dire plusieurs fois, et le redis bien volontiers : c’est notamment grâce à cela que l’on est capable d’arriver au bout de cette course. SI je suis le seul à courir, la victoire elle est commune.
Nicolas
10 March 2012 07:00 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
La derniere etape fut relativement courte puisqu elle faisait moins de 10 kilometres et qui plus est "roulante" comment on dit en course a pied. Comprendre par la que nous avons pu courrir d un bout a l autre sans forcement monter des dunes, se casser les pieds dan les salars...
En revanche nos organisateurs favoris n ont pas reussi a oublier de nous mettre une riviere a un kilometre de l arrivee. Juste histoire d alourdir enore un peu les pieds sur la fin.
Je finis donc cette belle aventure a San Pedro de Atacama sur un sprint.
Je serais plus prolixe sur ce meme blog a mon retour en France lorsque j aurais a ma disposition un PC digne de ce nom. Je vous dois bien cela a vous qui m avez supporte de 1000 manieres. En attendant une premiere fois 1000 mercis a tous.
Nicolas
PS : j ai decouvert 3 ampoules farceuses une fois a l hotel en plus de celle deja decomptees. C est dire si la souffrance fut horrible de ce cote la...
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Posted On: 14 Mar 2012 11:28 am
Posted On: 12 Mar 2012 02:33 pm
Posted On: 11 Mar 2012 04:05 pm
Posted On: 11 Mar 2012 03:57 pm
Posted On: 11 Mar 2012 01:09 pm
Posted On: 11 Mar 2012 10:22 am
09 March 2012 05:41 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
Il aura suffit de 13h02 pour franchir les 73,8 km de la longue.
J avoue sans la moindre modestie n etre pas peu fier du resultat : je partais en me disant que 15h seraient bien.
Quel interet me direz vous d aller le plus vite possible s il n y a pas d objectif de classement : passer le moins de temps possible sous le cagnard est une motivation largement suffisante. Sans compter que plus vite on est arrive, le plus tot on peu se reposer et plus frais on repart le lendemain.
Pour resumer cette etape : ce fut globalement plat a l exception notable d une dune gigantesque a la sortie d un de ces fameux salar dans lesquels on perd soit une cheville, soit une semelle de chaussure. Ou les 2.
Les premiers CP ne posent pas vraiment de probleme. Apres le CP 5 vers 55 km, les choses se corsent et chaque pas compte. Les strategies divergent entre ceux qui ne s arretent jamais et se bourrent de vitamine / cafeine / theine (et plus generalement tout ce qui finit en -ine permettant de tenir le choc), ou bien ceux qui s arretent plus ou moins longtemps pour manger un "repas". Pour ma part, apres avoir lamentablement echoue dans la premiere strategie l an passe (qui m avait valu 2 heures d hypoglycemie au CP 6), j ai opte pour la seconde. 30 minutes pour enfiler des "noodles aux crevettes" et un yahourt lyophilisee. Pari gagant puisque j avais realise 17heures pour 82 km. Pour le reste, je ne m arrete jamais. Juste le temps de remplir les bidons d eau aux CP (et eventuellement vider le sable des chaussures !!!). S arreter c est prendre le risque de cogiter (et de ne pas repartir).
En revanche, une fois la ligne d arrivee franchie on est tout juste bon a se trainer jusqu a la tente pour s ecrouler sur son tapis de sol... et ne pas reussir a dormir tellement on est fatigue.
Et puis toutes les douleurs ignorees (du moins autant que faire se peut) se rappelle a notre bon souvenir. Pour ma part tendinite (ou en tout cas ca y ressemble fort) derriere le genou gauche. La bonne nouvelle, c est que l an passe elle s etait declaree bien avant. Bref, le jour de repos est dedie au massage et autres etirements. De toute facon, une fois reparti, il suffit de chauffer un peu la bete et on oublie.
Il y a bien sur toujours quelques mutants qui ressortent indemnes de ce genre de choses (et j en ai dans un ma tente, mais cote course a pied, on ne joue clairement pas dans la meme categorie...), mais globalement il est quasi impossible de trouver sur le bivouac quelqu un qui marche droit.
Voila, il ne reste plus que ce qui devrait n etre qu une formalite d une grosse dizaine de km sans denivele et je devrais recevoir ma medaille en chocolat.
Last but no least : j embrasse femme et enfants que je reverais dans quelques jours.
Nicolas
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Posted On: 10 Mar 2012 10:02 am
Posted On: 10 Mar 2012 08:37 am
07 March 2012 06:13 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
Decidemment on ne nous fait pas de cadeau.
Sans aucun doute, celle ci etait moins dure que la precedente, m enfin ca n etait tout de meme pas une promenade de sante.
Je vous epargne le detail de nos peripeties, mais en resume : sable, caillasses, re-sable, salar sur 14 km (quelle horreur) pour finir en beaute.
J ai donc paye de ma personne :
- du cote des plus : on rajoute 2 ampoules.
- du cote des moins : un ongle.
A noter aussi que mes chaussures partent en morceaux et qu une partie de la semelle tient avec un savant strapping. Cote look, je deviens imbatable.
La course commence vraiement demain matin avec "la longue". Le physique n importe plus tellement, tout se joue au mental. Un petit rien peut suffire a la catastrophe.
Bref, une bonne nuit est indispensable et surtout manger ! (au fait, Cherie d Amour, un bon plat de pates fera parfaitement l affaire a mon retour)
Poutou familial a mon equipe de groupie maisonnaise.
Nicolas
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Posted On: 09 Mar 2012 04:10 pm
Posted On: 09 Mar 2012 01:00 pm
Posted On: 08 Mar 2012 08:45 pm
Posted On: 08 Mar 2012 07:48 pm
Posted On: 08 Mar 2012 04:01 pm
Posted On: 08 Mar 2012 03:31 pm
Posted On: 08 Mar 2012 02:44 pm
Posted On: 08 Mar 2012 09:18 am
Posted On: 08 Mar 2012 06:39 am
06 March 2012 07:22 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
La rumeur - qui circulait dans le landerneau chilien depuis la veille au soir - a ete confirmee ce matin lors du briefing par une formule lapidaire "this stage is the thougest one". Traduction libre pour les non anglophones "Ca va chier".
Et ca n a pas rate. Dire qu elle etait difficile est un doux euphemisme.
Ca commencait pourtant pas si mal malgre un premier Check Point (CP) un peu casse cheville et delicat, comme si on marchait en chaussure dans une neige crouteuse.
Le 2eme est quant a lui avale en moins de temps que je n aurais jamais reve.
Apres le 2eme CP, c est le drame. Une dizaine de km tellement impraticables que nous sommes oblige de marcher sur un terrain herisse de monticules a chaque centimetre. Inutile de dire que l allure est ridicule. Les tendons, les chevilles et les genoux prennent chers. Sans compter que j embarque dans mes chaussures la moitie du sable du desert d Atacama faute d avoir pris la bonne option de guetres.
Et pour le dernier CP, on nous reserve quelques amusements pour ne pas gacher le plaisir : du sable (j embarque l autre moitie du desert alors que j avais laisse l autre moitie au CP precedent), des pierriers. Et aussi des canyons sablonneux tellement abrupts qu on doit y mettre les mains. Et pour finir, alors qu on apercoit le bivouac, hop la, on replonge dans un canyon abrupt (et oui aussi) avec une riviere au fonds. La bonne nouvelle, c est que j ai reussi a ne pas mettre les pieds dans l eau. J etais au radar.
Et pour la gloire, j ai fini en courant, non sans avoir prealablement descendu, et donc monte une autre pente sablonneuse.
Petite emotion en passant la ligne. Celle la elle se meritait. D autant que la chaleur etait au rdv : 37 degres au maximum selon des sources apparement bien informees.
Il s agit de recuperer pour demain ou on nous annonce une autre etape d une quarantaine de kms, qui devrait etre plus facile. Du moins on espere.
Et puis ce sera la longue.
Je n anticipe aucun probleme de someil ce soir !
Nicolas
PS: pas de nouvelle ampoule, alleluia !
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Posted On: 07 Mar 2012 12:58 pm
Posted On: 07 Mar 2012 09:28 am
Posted On: 07 Mar 2012 09:01 am
05 March 2012 06:23 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
2eme etape (raccourcie par rapport au plan initial: seulement 37 km) certainement plus dure qu hier ne serait ce que pour le nombre de bains de pied (de tibia, de genoux et meme de cuisses) que nous avons pris : 4 ou 5 rivieres traverses dont la premiere des les premiers kms. Meme pas eu le temps de finir ma reflexion sur le theme “j enleve mes chaussures pour traverser, ou pas ?” que deja j y etais (avec chaussures). Non seulement c est frais, mais quand – en plus – c est suivi de dunes de sable, ca fait papier de verre. Bref, cette fois ci je ne suis pas passé a cote des ampoules (strategiquement placees sur chaque talon).
Au menu aussi de cette etape, des montees, des descentes, des montees, des descentes, des montees, des descentes dont une splendide dans une gigantesque dune de sable de plus de 200 metres. Pour descendre, on fait comme dans les films : on s elance sans se poser de questions (en levant bien les pieds pour ne pas finir en roule-boule) et hop on est en bas.
Et sur la 2eme partie, terrain tres difficile avec une surface crouteuse dans laquelle on s enfonce des qu on pose le pied. Une vraie partie de plaisir.
Moral au top aujourd hui après deux jours avec un temps franchement desastreux : pluie et grand vent au point qu on etait oblige de crier dans la tente pour s entendre.
Pour ceux qui m envois des commentaires sur ce blog ou des email, mille mercis. Et pour faire le penible, idealement il faudrait eviter tout caractere accentue ou apostrophe : les PC que nous avons ne les prennent pas en compte et les retranscrivent avec des caracteres difficiles a lire.
Une dernier demande : quel est le score du match France – Irlande ? Un anglais m a dit 17 a 17, mais je ne suis pas sur de pouvoir me fier a un representant de la perfide albion.
Et last but not least : grande embrassade famiiale, pour Benedicte, Adrien, Garance, Quentin et numero 3 et demi !
Nicolas
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Posted On: 06 Mar 2012 10:07 pm
Posted On: 06 Mar 2012 03:43 pm
Posted On: 06 Mar 2012 12:00 pm
Posted On: 06 Mar 2012 10:23 am
Posted On: 06 Mar 2012 10:14 am
04 March 2012 10:21 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
Et sans ampoules s il vous plait.
C etait une petite etape, certe, mais tout de meme ca n est jamais desagreable d enlever ses chaussettes pour decouvrir des jolis petons de bebe sans eraflure.
A noter tout de meme, un plateau interminable de gros cailloux, et une cote au moins aussi interminable que nous avons tous finis a cours d eau.
Le temps quant a lui est pour le moins deroutant : pluie hier soir, grand (et tres chaud) soleil durant l etape, grand vent a l arrivee. Ce qui n est pas sans presenter certaines situations cocasses comme tout a l heure en attendant une PC disponible pour ecrire ce blog: chaque personne de la file tenait un pilone de la tente, et des qu un PC se liberait, chacun passait son pilone au voisin.
Demain nous attaquons une etape qualifiee de "difficile" par le road book avec accessoirement 10 km de plus. Aujourd hui etait "modere".
A demain pour de nouvelles et palpitantes aventures.
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Posted On: 05 Mar 2012 11:14 pm
02 March 2012 04:48 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
Deja deux jours que nous sommes arrives sur place avec Thierry et Philippe et deja nous suivons un rythme effrene en faisant la tourmee des lieux de farniente de San Pedro de Atacama pour se baffrer de pates. Cest ce qu on appelle en general "la preparation du sportif".
Les derniers jours sont mis a profit pour faire et refaire les derniers arbitrage sur le sac, et j ai encore reussis a gagner 175 grammes. Voire meme 200 grammes.
Demain est la journee des verifications des sacs par l organisation, briefing des concurrents, et depart en bus pour le lieu du premier bivouac.
Nous savons desormais que l epreuve comptabilisera un peu plus de 250 km dont une etape longue de 73 km (ce qui est plutot une bonne nouvelle), 3.500 metres de deniveles avec un depart a 3.300 m et une arrivee a 2.400 m.
Temps incertain mais avec de la pluie de toute facon (ca c est une moins bonne nouvelle).
Mais la seule vraie question qui reste dans l esprit de tous, c est "est-ce que le physique tiendra ?". Il suffit de pas grand chose pour que la course devienne un calvaire. Ca va de l ampoule mal placee a la fracture de fatigue en passant par la tendinite (la plaie du courreur de fond) et autres inombrables joyeusetes.
La course commence officiellement le 4 mars au matin avant le petit dejeuner. Depart de l etape vers 8h (donc midi heure francaise).
Yapluka.
Et surtout, embrassade familiale pour Benedicte, Adrien, Garance et Quentin.
Nicolas
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Posted On: 05 Mar 2012 08:55 am
28 February 2012 10:43 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
Cela étant dit, un certain nombre d'équipement sont des équipements obligatoires et notamment :
- la veste
- 2 T-shirts (si ça n'avait tenu qu'à moi, un seul aurait suffit). 160 gramme l'un !
- bonnet et gants
- duvet
- 3 lampes frontales
- 1 couverture de survie
- Du sel (pour éviter la déshydratation trop rapide)
- boussole
- couteau
- sifflet
- et bien entendu la nourriture pour un nombre de calories minimum de 14.000 pour l'ensemble de la course.... ce qui est évidement tout juste suffisant pour ne pas mourir de faim.
- ...
Le reste c'est du confort. Ou pas.
Pour donner un ordre d'idée, le sac moyen d'après l'organisateur est d'environ 9 kg (hors eau).
Arriver à 7,4 kg implique d'aller chercher les grammes un par un avec les dents. On reconditionne la nourriture lyophilisée en sac congélation. On coupe le manche de la brosse à dent.On coupe le léger surplus de longueur du pantalon. On reconditionne la crème solaire. On fait des tongs maisons avec un morceau de semelle de tong d'hôtel et un élastique... Bref, surtout ne pas avoir peur du ridicule.
Et pour les tongs, c'est pour pouvoir marcher le soir hors de la tente sans avoir à remettre les chaussures de courses sur les ampoules.
Pour ceux qui voudraient matérialiser un peu plus l'intérêt de chaque gramme, un petit calcul :
- lorsque je cours, je fais 150 pas à la minute. Donc je soulève 150 fois mon poids à la minute.
- je cours un marathon en 4h. Je soulève donc mon corps 36.000 fois durant un marathon.
- Conclusion, si je réussis à économiser 10 grammes sur un marathon, j'aurais éviter de soulever 360 kg.
- ces mêmes 10 grammes à l'échelle du Marathon des Sables 2011 m'auraient fait économiser 4,3 tonnes. Dans un environnement autrement plus difficile.
- Et à 1,4 kg supplémentaire (soit 9 kg, le poids moyen de la course) , on parle de.... 598 tonnes.....
Nicolas
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Posted On: 04 Mar 2012 06:24 pm
Posted On: 02 Mar 2012 07:10 pm
Posted On: 02 Mar 2012 08:51 am
Posted On: 29 Feb 2012 07:35 pm
28 February 2012 10:11 am (GMT+08:00) Beijing, Chongqing, Hong Kong, Urumqi
A une heure du départ, un coup d'oeil sur la météo à San Pedro de Atacama qui sera peu ou prou notre point de départ.
Ca promet...
http://www.tameteo.com/graphiques_meteo-San+Pedro+de+Atacama-17669-14.html
Nicolas
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23 February 2012 07:34 am (GMT+01:00) Brussels, Copenhagen, Madrid, Paris
Si la difficulté physique de ce type de course est évidente, il n'en reste pas moins que l'aventure humaine qu'elle représente vaut bien plus encore. C'est elle qui fait la course, sans aucun doute.
S'il devait n'y avoir qu'une seule raison d'être sur la ligne de départ de l'Atacama Crossing, ce serait celle là.
Au risque de décevoir, il n'y a rien à prouver à personne. Juste l'envie de le faire... et aussi de pouvoir se dire parfois "quel privilège que de pouvoir courrir au milieu de tels paysages".
Nicolas
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